Ce que ça veut dire
Un arsouille, c’est un vieux mot d’argot pour parler d’un type un peu poivrot, bringueur, filou sur les bords, souvent pas très net mais pas forcément méchant non plus. Ça sent le zinc, le troquet et la nuit qui finit trop tard. Aujourd’hui, le mot a un charme un peu rétro et moqueur.
Exemples d'usage
"Au troquet, l’arsouille du coin te sort des plans foireux et chante à tue-tête, puis disparaît pile quand c’est l’heure de payer."
"Le voisin du dessus c'est un arsouille en pantoufles, il chante du Brel à deux heures du mat et le lendemain il pose des fleurs sur le palier comme si de rien n'était."
"Y avait un arsouille au PMU qui filait des tuyaux foireux sur le cinquième canasson, j'ai miraculeusement misé le contraire et payé ma tournée à toute la salle."
"Ramène pas ton cousin au mariage, c’est une vraie arsouille, au bout d’une heure il tutoie la grand-mère et pique des bouteilles pour la route."
"Hier au café-tabac, y avait encore l’arsouille du quartier accoudé au comptoir à raconter ses combines bancales comme si c’était des plans de ministre."
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D'où ça vient
Arsouille est un vieux mot d’argot français attesté au XIXe siècle. Il est lié au verbe arsouiller, qui voulait dire boire, faire la noce, traîner dans les bistrots. Petit à petit, le mot a servi à nommer le type lui-même, le fêtard poivrot, filou et un peu crasseux sur les bords.
Autres façons de le dire
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