Ce que ça veut dire
Verbe ultra courant au Québec pour dire attraper, prendre, réussir à avoir ou se faire coincer. Tu pognes un rhume, tu pognes le bus à l'arrache, tu pognes les nerfs, ou tu te fais pogner par les flics. Ça sert aussi à dire qu'un truc marche fort ou accroche le monde: ça pogne. Un vrai verbe couteau suisse du parlé québécois.
Exemples d'usage
"J’ai pogné un rhume au party, pis en sortant je me suis fait pogner par la police. Ça pogne pas mal, ma soirée."
"J'ai pogné le dernier autobus de justesse, deux secondes de plus et je marchais une heure."
"Sa vidéo a pogné solide, trois millions de vues en une fin de semaine."
"J'ai pogné zéro wifi dans le chalet, on était revenus en 1997 ben raide."
"Son refrain a pogné instantané, même mon oncle le chantait après deux bières."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Pogner, c’est l’héritier direct de l’ancien français poigner, formé sur poing avec l’idée de saisir à la main. Le verbe a continué sa vie surtout au Québec, pendant qu’il s’effaçait en France. De là, il a étendu ses tentacules tranquilles vers attraper, obtenir, se faire coincer ou même avoir du succès.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
Ton vote compte
Vraie expression de rue ou on a déliré ? Vote.