Voix de la rue
Ce que ça veut dire
Être fonceder, c’est être bien défoncé, souvent au point d’avoir l’air absent, les yeux en vrac et le cerveau qui patine. Le mot vient du verlan de défoncé et il traîne surtout dans le parler jeune. Tu peux le lâcher pour te foutre de quelqu’un, t’inquiéter pour lui ou juste faire un constat brut.
Exemples d'usage
"Dans le tram T1, il parle à son ticket et ses pupilles font des halos, le pêlot est fonceder, laisse tomber."
"Dans le tram T1 du parcours du centre de Lyon vers l'hôtel de ville du Rhône à dix-neuf heures du jeudi soir du retour du travail, il parle tout seul à son ticket de la rame du wagon du fond, ses pupilles font des halos lumineux sous la lampe LED du plafond du milieu de la rame, le pêlot du banc de la quatrième rangée est fonceder du soir, laisse tomber le contrôleur du ticket de la station suivante."
"Mon petit cousin de la cité des Minguettes de Vénissieux est rentré fonceder du concert privé de l'ami du grand frère dans l'entrepôt désaffecté de la zone industrielle de la périphérie de Lyon dimanche matin, la mère du quatrième étage du palier l'a découvert sur le canapé du salon sans répondre au prénom de la grand-mère du paroissien de la voisine du palier, le médecin de l'hôpital Édouard Herriot du quartier de la Part-Dieu lui a fait la morale sévère du Lundi."
"Hier à la soirée, Yacine il était tellement fonceder qu'il répondait au mur en pensant c'était son pote."
"Laisse-le rentrer avec nous, le frère est fonceder de fou, il va jamais retrouver son bus solo."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Verlan urbain construit par inversion syllabique du participe passé défoncé (sous l'effet violent des stupéfiants), formé selon la grammaire classique du verlan moderne dans le parler jeune des quartiers populaires de la banlieue lyonnaise du début des années deux mille, notamment à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne. Le verbe fonceder s'est rapidement imposé comme alternative directe et codée à défoncé dans le vocabulaire des collégiens et lycéens de la première couronne de Lyon, et reste vivant aujourd'hui dans le parler des transports publics du tramway T1 et des arrêts du métro du quartier de la Guillotière.
Éditeurs de ce terme
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