Les Gones ont leur propre sauce. Entre les bouchons et les traboules, le parler lyonnais mélange vieux argot cannut et expressions modernes. Ici on « gone » depuis toujours et on est fiers de notre tchatche à nous, bien différente de celle des Parisiens.
Gone
Un gamin, un enfant, un jeune Lyonnais. Les Gones, c'est comme ça qu'on appelle les Lyonnais de souche. L'OL, c'est le club des Gones. Si t'es de Lyon, t'es un gone, point final.
Bougnat
Historiquement un Auvergnat tenant un café-charbon à Lyon. Maintenant c'est devenu un terme nostalgique pour les bistrots à l'ancienne, ceux avec du parquet qui grince et du beaujolais au comptoir.
Ça bouchonne
Il y a des embouteillages. À Lyon, avec les bouchons (restos traditionnels ET embouteillages), le mot « bouchonner » a un double sens savoureux. Quand ça bouchonne, t'es coincé.
Tirer son épingle du jeu
Se débrouiller, s'en sortir habilement. Expression classique mais très utilisée à Lyon où l'esprit cannut (travailleur, malin, débrouillard) est une fierté.
Le bon Dieu sans confession
Avoir l'air tellement innocent qu'on te donnerait le bon Dieu sans confession. À Lyon, terre de secrets et de traboules, les apparences sont souvent trompeuses.
Bec fin
Un gourmet, quelqu'un qui apprécie la bonne cuisine. À Lyon, capitale de la gastronomie française, être un bec fin c'est un compliment. Tout le monde est un peu bec fin ici.
Avoir le béguin
Être amoureux, avoir un crush. Le béguin c'est l'amour naissant, le papillon dans le ventre. Expression un peu rétro mais toujours charmante.
Diantre
Juron ancien et poli pour exprimer la surprise. Les Lyonnais l'utilisent encore avec une pointe d'ironie, entre le langage soutenu et la moquerie.