Blonde

C’est le mot passe-partout pour dire ta copine, ta petite amie, parfois même ta conjointe. La couleur des cheveux, on s’en sacre: rousse, brune ou rasée, ça reste ta blonde. Tu vas l’entendre partout, des ados aux parents, surtout dans les phrases du quotidien: ma blonde, la blonde de mon ami. C’est familier, pas forcément quétaine, juste simple et direct. Version gars, c’est mon chum.

"— Tu viens-tu au hockey à soir? — Pas pantoute, j’ai un souper avec ma blonde, tsé, on fête nos cinq ans."

Char

Au Québec, char, c'est juste le mot familier archi normal pour dire voiture. C'est du parler de tous les jours, sans vulgarité, sans détour, ça roule tout seul dans une phrase. Tu peux parler de ton char, du char de ta mère ou d'un char usagé. En dehors du Québec, les gens pensent souvent à un tank ou à un char de parade, donc ce sens-là est bien québécois.

"On prend mon char ou le tien pour aller au dépanneur ? Prends le tien, le mien est au garage, y a le muffler qui a lâché solide."

Chum

Au Québec, chum, c'est le mot ultra normal pour dire ton petit ami ou ton conjoint. Selon le contexte, ça peut aussi vouloir dire un ami proche, mais quand tu dis mon chum, tout le monde comprend vite que tu parles de ton gars. C'est un classique du parler québécois, simple, affectueux et de tous les jours.

"— Y vient-tu au party ? — Ouais, j’arrive avec mon chum, il finit sa job à cinq pis on passe chercher de la poutine."

Frette

Ça veut dire qu'il fait très froid, souvent ce froid sec qui mord les joues, raidit le nez pis te donne envie de rentrer illico. Au Québec, on l'entend tout le temps dans faire frette ou avoir frette. Ça sert aussi pour un char, un appart ou n'importe quelle place mal chauffée.

"— On va-tu au dépanneur ? — Mets ta tuque pis tes mitaines, il fait frette en maudit. À -30 avec le vent, tu gèles en deux coins de rue."

Magasiner

Aller faire les boutiques, flâner dans les allées et, surprise, repartir avec un sac de trop. Magasiner, c’est le verbe québ’ pour dire faire du shopping, que ce soit pour le fun ou parce que t’as besoin de quelque chose. Le mot vient tout simplement de magasin, un sens ancien resté bien vivant ici.

"On va magasiner tantôt au centre d’achats, j’ai besoin de souliers. Toi tu dis juste regarder, mais je te connais, hoodie et poutine assurés"

Niaiseux

Niaiseux, au Québec, c’est quelqu’un d’un peu simple, pas vite vite, maladroit ou qui pogne les affaires tout croche. Souvent, c’est lancé en mode taquin entre proches plus pour rire que pour démolir. Selon le ton, par contre, ça peut piquer pas mal plus. Tu peux aussi dire qu’une idée, une réaction ou un move est niaiseux.

"— J’ai mis du sel dans mon café au lieu du sucre, encore. — Ben voyons donc, t’es ben niaiseux, ramasse-toi, j’te refais une tasse."

Pantoute

Ça veut dire pas du tout, absolument pas, avec un côté bien catégorique. Souvent, ça sort tout seul en réponse sèche ou en blague, et on peut aussi l’empiler dans une phrase: pas pantoute, j’aime pas ça pantoute. C’est la contraction orale de pas en tout, très courante à l’oreille surtout quand tu veux fermer la porte net, dans le parler de tous les jours, au dépanneur comme au bureau.

"— Tu veux-tu venir au souper chez ma belle-mère samedi ? — Pantoute, j’ai encore son sermon dans les oreilles, pis j’ai déjà des plans."

Quétaine

Ça décrit un truc kitsch, ringard, un peu cheap, mais souvent avec un côté attendrissant. Quand c'est quétaine, ça déborde de paillettes, de couleurs criardes, de déco trop pleine, et ça s'assume sans gêne. Le mot sert autant à se moquer gentiment qu'à célébrer le mauvais goût qui fait sourire. Parfait pour parler fringues, chansons, décos.

"— Checke ma couronne de lumières sur le char, c'est tu quétaine ? — Quétaine en tabarnak, mais ça donne le goût de chanter Noël."

Tabarnak

Un des sacres les plus costauds, l’équivalent du juron nucléaire. Ça vient de tabernacle, comme plein de blasphèmes cathos recyclés en jurons. Tu le lâches quand t’es en crisse, quand t’es surpris, ou juste pour mettre du punch dans une phrase. Ça peut aussi servir d’intensif, genre tabarnak de char. À sortir selon le contexte, sinon ça choque vite facilement.

"— J’ai pogné une contravention de 500 piasses, j’étais deux minutes en double. — Tabarnak, t’es malchanceux. Viens, on va se prendre un café."

Toqué

Ça décrit quelqu’un d’un peu timbré mais attachant, le genre excentrique qui a ses manies et part dans des délires, sans être dangereux ni méchant. Plus soft que dingue ou taré, ça peut même sonner affectueux. On l’emploie souvent avec un petit sourire: un peu toqué, mais on l’aime comme ça.

"Ta tante est un peu toquée: elle met des paillettes sur ses factures, parle à ses plantes et fait la bise au facteur."

Tuque

Bonnet d’hiver en tricot qui te couvre la tête et souvent les oreilles. Côté vocabulaire, on dit tuque, pas bonnet, et c’est un basique dès que la neige pointe le bout du nez. Quand ça gèle solide, la tuque devient carrément de l’équipement, au même titre que les mitaines. T’oublies ça, tu le sens passer.

"— Oublie pas ta tuque, il fait -20 pis ça vente en maudit. — T’inquiète, j’ai ma tuque, mes mitaines, pis des bas de laine."

Jaser

Ça veut dire papoter tranquille, placoter entre chums, sans agenda, juste ben relax. Tu peux jaser sur le perron, au dépanneur, dans l’char en revenant de la job. C’est une conversation légère, souvent juste pour le plaisir de s’entendre, avec le sourire. On dit aussi jaseux ou jaseuse pour quelqu’un qui parle en masse.

"— Passe chez nous tantôt, on se fait un café pis on jase de ton nouveau char, j’suis curieux en maudit."

Sacrer

Au Québec, sacrer, c'est lâcher des sacres comme tabarnak, câlice, ostie ou crisse. Tu fais ça quand t'es fâché, tanné, surpris, ou juste pour mettre du gros jus dans ce que tu racontes. Selon le ton, ça peut sonner drôle, trash, agressif ou juste ben québécois.

"Coudonc, arrête de sacrer, y a des enfants dans le char. Il se retient deux secondes, puis ça sort tout seul, ostie, j’ai encore échappé mon café."

Voix du peuple

La théorie c'est bien beau... mais ce qui nous fait vraiment kiffer chez les Magikitos, c'est entendre les humains dans leur flow naturel. Si tu connais une expression bien de ton coin, enregistre-la dans le Studio en l'utilisant avec un vrai exemple, du vécu. On les publie toutes et on construit la carte sonore ensemble !

Trouve ton expression et donne-lui ta voix
Ton panier : 0,00 €