Beuh
La beuh, c’est tout simplement de l’herbe de cannabis, par opposition au shit qui est plutôt de la résine. Mot ultra courant en argot, tu l’entends aussi bien en soirée que dans les cages d’escalier. On dit fumer de la beuh, sentir la beuh, acheter de la beuh, sans chichi, juste pour parler de weed.
"Chelou, c'est le verlan de louche, c'est quelque chose de bizarre, un peu suspect. Par exemple, franchement, le gars que j'ai vu hier, il était un peu chelou, il regardait partout, il parlait tout seul, j'avais même pas trop confiance, alors je suis vite parti. Hop là !"
Chelou
Verlan de louche, donc un truc bizarre, suspect, pas très net. Tu l’emploies quand une situation te met un petit doute au fond du ventre, sans preuve mais avec un gros feeling que ça sent l’embrouille. Ça peut parler d’une personne, d’un plan, d’une ambiance, même d’un message trop insistant. C’est simple, efficace, et ça claque en une seconde.
Keuf
Keuf, c’est du verlan pour parler d’un flic. Le mot est passé par keufli avant d’être raccourci, et aujourd’hui tu l’entends partout en français de rue. Selon la vibe, ça peut être juste familier ou balancer une méfiance, voire un petit pic moqueur. Clairement pas un mot à sortir en contexte officiel, sinon ça sent direct le bitume et le parler de quartier.
Keum
Keum, c’est le verlan de mec. Tu l’emploies pour dire un gars, un type, souvent quand t’as pas envie de sortir son blaze ou que tu le connais à peine. Né dans l’argot des banlieues parisiennes, le mot s’est répandu dans tout l’Hexagone. Court, passe-partout, et toujours utile pour parler d’un inconnu.
Meuf
Meuf, c’est le verlan de femme, passé du parler de rue aux conversations de tous les jours. Ça désigne une fille, une nana, parfois ta copine selon le contexte. C’est familier mais ultra courant en France, surtout en ville, au point que tu l’entends aussi bien au lycée qu’au dîner de famille. Dans un cadre pro, mieux vaut rester sur femme ou jeune femme.
"Ouf ! Alors ouf, c'est le verlan de fou, ça veut dire que c'est incroyable, c'est impressionnant. Par exemple, le match hier, il était complètement ouf, il y a eu des retournements de situation jusqu'à la dernière minute, c'était trop trop intense, complètement ouf."
Ouf
C’est le verlan de fou, et ça sert à dire qu’un truc est dingue, impressionnant, presque irréel. Tu peux le lâcher pour un bon plan, une punchline, un match, un prix abusé, bref tout ce qui te retourne le cerveau. À l’oral, ça claque souvent en fin de phrase, parfois étiré en ouuuf pour bien marquer le coup. C’est devenu tellement courant que même ta tante le sort sans faire exprès.
"Relou, relou c'est le verlan de lourd en fait ça veut dire ça veut dire que c'est quelqu'un qui est un peu pénible quoi ou alors quelque chose par exemple le prof il nous a donné trop de devoirs c'est vraiment relou et j'ai même pas le temps de me poser deux minutes super super relou"
Relou
C’est le verlan de lourd, et ça sert à dire qu’un truc ou une personne te pèse grave. Un pote qui s’incruste, un voisin qui met le son à fond, une paperasse interminable, tout peut être relou. Ça se balance en adjectif: t’es relou, c’est relou, trop relou. Bref, quand t’as envie qu’on te lâche, tu sors ça et tout le monde capte.
Reuf
Reuf, c’est le verlan de frère. Tu balances ça à un pote très proche, un gars que tu considères vraiment, un peu comme frérot ou frangin selon l’ambiance. C’est un mot ultra oral, né dans le parler des quartiers, puis sorti du bitume avec le rap, les vannes, les discussions de hall et les groupes d’amis. Ça peut être tendre, sérieux, complice, parfois juste pour capter l’attention. Tout se joue dans l’intonation.
"Un teufeur, c'est quelqu'un qui va en teuf, un fêtard. Une teuf, c'est une free party, quelque chose qui est organisé la plupart du temps sur un terrain qui n'est pas occupé et illégalement. Exemple, c'est un tout petit village et dimanche dernier c'était rempli de teufeurs tous perchés."
"Teuf. Teuf, c'est le verlan de fête. Teuf, fête. C'est une soirée, tout simplement, une fête. Par exemple, ce week-end on va aller à une teuf chez un pote, ça va être trop cool, il y aura du monde et beaucoup de musique."
Teuf
Teuf, c'est le verlan de fête. Au départ, ça collait fort aux raves, aux free parties et aux soirées un peu hors-cadre, souvent avec une vibe underground. Aujourd'hui, le mot s'est élargi. Ça peut parler d'une grosse soirée, d'un appart blindé de monde ou d'un plan qui promet de finir tard et bruyamment.
Zarbi
C’est le verlan de bizarre. Ça s’emploie quand un truc te paraît chelou, étrange, un peu pas net, mais sans en faire des caisses. Bizarre sonne plus sérieux, alors que zarbi a un côté léger, moqueur, parfois presque tendre. Parfait quand tu bugues deux secondes, tu juges un peu, puis tu passes à autre chose.
Tieks
Les tieks, c'est ton quartier, ton coin d'origine, l'endroit où t'as grandi. Quand on te demande c'est quoi tes tieks, on te demande d'où tu viens pour de vrai, quel bout de ville t'a forgé. C'est pas juste une adresse posée sur une enveloppe, c'est un morceau d'identité.