Avoir le seum
Nadege · France
"Avoir le seum. Avoir le seum ça veut dire qu'on est dégoûté, on est frustré même. Par exemple, oh non j'ai raté le bus à deux secondes près, j'avais trop le seum. Surtout qu'il pleuvait."

Avoir le seum

C’est être vénère et dégoûté, avec ce petit goût amer quand tu rates un truc d’un cheveu ou qu’on t’a mis une crasse. Dire j’ai le seum, c’est avouer que ça te bouffe un peu de l’intérieur, sans faire un roman. On dit souvent que ça vient de l’arabe sèmm (poison), et l’image colle bien.

"— J’ai raté le dernier métro pour trente secondes, j’ai le seum. — Laisse tomber, tu vas rentrer à pied comme un galérien."

Bédo

Un bédo, c'est un joint. Un mot d'argot ultra courant pour parler d'un pétard de weed sans faire de grand discours. Ça traîne depuis longtemps dans le parler des quartiers, dans le rap, dans les discussions entre potes, bref c'est du solide du vocabulaire fumette en français urbain.

"Vas-y passe-moi le bédo frère, j'ai eu une journée de ouf au taff et j'ai besoin de décompresser avant de rentrer chez moi"

Bicraver

Ça veut dire vendre ou refourguer un truc, avec un petit parfum de débrouille et de street, souvent associé au deal. Le verbe vient du romani bikrav, vendre, passé par la tchatche des quartiers et le rap. Aujourd’hui, ça s’emploie aussi pour rigoler quand tu vends un truc banal, genre une veste sur Vinted.

"Il bicrave ses sneakers sur Vinted depuis sa chambre, mais il parle comme s’il était en bas de la tour, version dealer du 93. Vas-y, fais un prix, frère."

Reuf

Reuf, c’est le verlan de frère. Tu balances ça à un pote très proche, un gars que tu considères vraiment, un peu comme frérot ou frangin selon l’ambiance. C’est un mot ultra oral, né dans le parler des quartiers, puis sorti du bitume avec le rap, les vannes, les discussions de hall et les groupes d’amis. Ça peut être tendre, sérieux, complice, parfois juste pour capter l’attention. Tout se joue dans l’intonation.

"Reuf, t’abuses, on est arrivés pile quand ils ont fermé. Viens, on se capte au snack et tu me racontes ton bail."

Sah

Sah, c’est l’interjection qui sert à valider un truc, genre vrai de vrai, sérieux, jure. Ça vient de l’arabe dialectal où ça marque l’accord ou la confirmation. Dans la bouche des jeunes, ça remplace un bon no cap, et ça peut aussi sonner comme une petite surprise, sah ? Le mème sah quel plaisir l’a propulsé partout sur Insta, dans les stories, et même entre potes au taf.

"— J’ai eu mon permis du premier coup. — Sah, t’es chaud. Ce soir tu conduis, on va fêter ça au grec."
Wesh
Nadege · France
"Wesh ! Wesh en fait c'est une interjection pour dire salut, bonjour ou même exprimer une réaction, par exemple wesh, ça fait longtemps, on t'avait plus vu, t'as disparu ou quoi, on te voit plus du tout ces temps-ci."

Wesh

Interjection venue de l’arabe maghrébin, utilisée comme un passe-partout pour interpeller quelqu’un. Selon le ton, ça peut vouloir dire salut, ça dit quoi, t’es sérieux ou même un petit défi façon quoi. Souvent collé à un prénom ou à mon frère, ça sert de crochet dans la conversation, surtout dans le parler jeune. À sortir avec le bon dosage, sinon ça fait vite trop forcé.

"— Wesh, t’as disparu ou quoi, on t’attendait au city. — Wesh, j’étais coincé dans le RER, laisse tomber, j’arrive, garde-moi une place."

Voix du peuple

La théorie c'est bien beau... mais ce qui nous fait vraiment kiffer chez les Magikitos, c'est entendre les humains dans leur flow naturel. Si tu connais une expression bien de ton coin, enregistre-la dans le Studio en l'utilisant avec un vrai exemple, du vécu. On les publie toutes et on construit la carte sonore ensemble !

Trouve ton expression et donne-lui ta voix
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