Voix de la rue
Ce que ça veut dire
C’est être vénère et dégoûté, avec ce petit goût amer quand tu rates un truc d’un cheveu ou qu’on t’a mis une crasse. Dire j’ai le seum, c’est avouer que ça te bouffe un peu de l’intérieur, sans faire un roman. On dit souvent que ça vient de l’arabe sèmm (poison), et l’image colle bien.
Exemples d'usage
"— J’ai raté le dernier métro pour trente secondes, j’ai le seum. — Laisse tomber, tu vas rentrer à pied comme un galérien."
"J'ai trop le seum, j'ai raté le bus de cinq secondes et le prochain est dans une heure."
"J'ai le seum, il restait une place et le mec devant moi l'a prise pile avant."
"On a perdu aux tirs au but, frère, j'ai le seum jusqu'à demain."
"J'avais ma commande gratuite dans le panier, l'appli a planté au moment d'payer, j'ai le seum de fou."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Seum vient bien de l'arabe maghrébin sèm ou sèmm, autour de l'idée de poison ou de venin. En français urbain, le mot a glissé vers une amertume qui reste dans le bide, entre frustration, rage rentrée et dégoût. Le passage s'est surtout diffusé via les parlers de banlieue et l'influence maghrébine.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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