Ce que ça veut dire
Un des sacres les plus costauds, l’équivalent du juron nucléaire. Ça vient de tabernacle, comme plein de blasphèmes cathos recyclés en jurons. Tu le lâches quand t’es en crisse, quand t’es surpris, ou juste pour mettre du punch dans une phrase. Ça peut aussi servir d’intensif, genre tabarnak de char. À sortir selon le contexte, sinon ça choque vite facilement.
Exemples d'usage
"— J’ai pogné une contravention de 500 piasses, j’étais deux minutes en double. — Tabarnak, t’es malchanceux. Viens, on va se prendre un café."
"Tabarnak, j'ai oublié les clés sur le comptoir et le verrou s'est claqué tout seul, va falloir attendre le concierge une heure dans le froid."
"Mon père dit jamais tabarnak en présence de grand-mère, mais dans le sous-sol quand le marteau lui rate le doigt, on l'entend jusque dans la cour."
"Tabarnak, y annoncent encore de la neige en avril, c'te printemps-là sait pas sur quel piton peser."
"Touche pas à mon stock, tabarnak, j'te l'ai dit trois fois pis tu continues."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Ça vient de tabernacle, le coffret liturgique où l'Église catholique garde les hosties consacrées. Au Québec, les mots du culte ont été détournés en sacres populaires entre le XIXe et le XXe siècle. Tabarnak s'est imposé comme un des plus lourds, un juron qui frappe fort pis qui porte une grosse charge émotive.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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