Ce que ça veut dire

Un bazou, c'est une vieille auto toute maganée qui grince, cogne, vibre pis menace toujours un peu de rendre l'âme sans jamais vraiment lâcher. C'est pas une belle bagnole, c'est un char rafistolé, souvent tenu en vie par l'entêtement du proprio autant que par la mécanique. C'est croche, c'est bruyant, mais pour aller faire une commission ou prendre la route pareil, le bazou fait encore la job.

Exemples d'usage

"Son bazou part juste si tu lui parles doux et que tu tiens le hood. J’embarque pareil, on va au dépanneur. Le moteur tousse, mais hey, ça roule encore, tabarnak"
"Le vieux bazou du voisin de la rue Sherbrooke à Montréal est encore sur la route de la Cabane à Sucre du printemps dans les Laurentides, le pare-chocs avant est attaché avec du duct tape de la quincaillerie du quartier du Plateau-Mont-Royal, le rétroviseur droit est partiellement cassé depuis l’hiver de janvier, et le moteur produit le bruit d’un avion à hélice du musée de l’aviation."
"Le cousin de la Beauce a acheté le bazou du concessionnaire de seconde main de la route de Saint-Georges pour deux mille piastres canadiennes la semaine dernière, la voiture du fabricant nord-américain de la fin des années quatre-vingt-dix a déjà parcouru trois cent mille kilomètres du compteur de la rive sud du Saint-Laurent, et le proche cousin de la famille a accepté le défi de la réparation du système électrique du tableau de bord pour la fin de semaine."
"On est partis au chalet dans son bazou, la porte fermait mal pis le chauffage avait l'âme en vacances, mais on s'est rendus pareil."
"Mon oncle lâchera jamais son bazou. Le char a l'air fini depuis dix ans, mais chaque hiver y repart en toussant comme un vieux bonhomme fâché."

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Où on le dit

D'où ça vient

Bazou est une création du français québécois du milieu du vingtième siècle, dérivé probablement du verbe argotique français basoter, qui signifiait bricoler de manière approximative et désordonnée, attesté dans le parler populaire de Paris des années trente. La transmission à travers la diaspora francophone d’Amérique du Nord et la création québécoise de l’ajout du suffixe -ou ont donné le sostantivo bazou comme désignation affectueuse de la vieille automobile rafistolée des chemins de campagne du Québec et de l’Ontario francophone. Le terme est devenu emblématique de la culture rurale et ouvrière du Québec des années cinquante et soixante, popularisé par les chansons de Robert Charlebois et de Diane Dufresne.

Autres façons de le dire

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