Ce que ça veut dire
Au Québec, sacrer, c'est lâcher des sacres comme tabarnak, câlice, ostie ou crisse. Tu fais ça quand t'es fâché, tanné, surpris, ou juste pour mettre du gros jus dans ce que tu racontes. Selon le ton, ça peut sonner drôle, trash, agressif ou juste ben québécois.
Exemples d'usage
"Coudonc, arrête de sacrer, y a des enfants dans le char. Il se retient deux secondes, puis ça sort tout seul, ostie, j’ai encore échappé mon café."
"Il s'est mis à sacrer comme un déchaîné quand il a échappé le marteau sur son pied."
"Pas la peine de sacrer devant les enfants, calme-toi."
"J'essaie de pu sacrer au bureau, mais quand l'ordi gèle pour la troisième fois, ça me sort par les oreilles."
"Mon oncle sacre en montant l'escalier, en réparant l'char, en cherchant ses lunettes, c'est presque sa ponctuation naturelle."
Un truc à dire ?
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D'où ça vient
Le verbe vient des sacres québécois, des jurons tirés du vocabulaire catholique comme tabarnak, câlice, ostie ou ciboire. À force d'être lancés pour sacrer après quelque chose ou ponctuer la parole, le nom sacre a donné le verbe sacrer, au sens de jurer en parlant avec ces mots-là.
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