Ce que ça veut dire
Quand t’es cloche, t’es un peu benêt, tu captes pas vite. C’est l’insulte douce pour celui qui a toujours trois stations de retard. Ça fuse dans les cours d’école et les vannes entre potes. Y’a même l’air d’une madeleine de Proust du pauvre, avec ce goût de vieille sonnerie qui ne réveille jamais à l’heure. Se planter, se gourer, dire une énormité, ou croire qu’on peut planter un parapluie dans un champ de betteraves pour faire de l’ombre au soleil : voilà le pedigree. C’est pas méchant, mais ça dit bien que t’as une ampoule au plafond depuis l’âge de pierre.
Exemples d'usage
"Tu as oublié ton sac dans le bus, t’es vraiment cloche toi."
"Arrête de me regarder comme ça, j’ai l’air d’une cloche ou quoi ?"
"Il a encore réussi à mettre du sel dans son café, quel cloche celui-là."
D'où ça vient
Au XVᵉ siècle, la cloche c’était le surnom d’un idiot du village, rapport à la tête vide qui résonne. Puis l’image a fait son chemin : quelqu’un de niais, c’est comme une cloche fêlée, ça fait du bruit pour pas grand-chose. L’expression a gardé ce parrainage sonore pour désigner un nigaud, celui qui fait tintinnabuler les rires quand il ouvre la bouche.
Éditeurs de ce terme
Ton vote compte
Vraie expression de rue ou on a déliré ? Vote.
Cette expression, on en prend soin ensemble
Si on la dit chez toi et qu'il manque quelque chose ici, apporte-le. Un magikito le regarde et l'ajoute.
- Un exemple
- Ton coin
- Ta voix