Voix de la rue
Ce que ça veut dire
Ça sert à dire le pauvre, le malheureux, souvent en mode interjection. Ça vient de l’arabe maghrébin miskin. Selon le ton, tu peux compatir pour de vrai ou au contraire tacler gentiment, genre pauvre type. Dans le parler des quartiers en France, c’est devenu un réflexe pour commenter un petit drama ou une galère.
Exemples d'usage
"— Il s’est pris un râteau devant tout le monde au lycée. — Miskine, laisse-le, il est déjà en PLS, en plus il avait mis sa plus belle chemise."
"Miskine, il a glissé sur la dernière marche devant tout le monde et son café a fini sur sa chemise blanche."
"Elle a raté son train d’une minute, miskine, et le suivant était deux heures plus tard sous la pluie."
"Miskine, il avait révisé toute la nuit et il s’est trompé de salle le jour de l’exam."
"T’as vu sa tête quand elle l’a recalé devant ses potes ? Miskine, il s’est évaporé sur place."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Ça vient de l’arabe maghrébin miskīn, lui-même issu de l’arabe classique miskīn, avec l’idée de quelqu’un de pauvre, de malheureux, de digne de pitié. En français des quartiers, le mot a gardé ce noyau-là, puis il s’est mis à vivre sa petite acrobatie de ton entre vraie compassion et vanne qui pique.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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