Ce que ça veut dire
Insulte pour parler d’un voyou, d’un petit délinquant, et par extension des jeunes de cité. Le mot traîne un mépris social costaud et, depuis la sortie de Sarkozy en 2005, il est devenu hyper politique. Selon le ton, ça sert à stigmatiser, à provoquer, ou à être repris ironiquement pour dénoncer l’étiquette.
Exemples d'usage
"En réunion de voisins, il a traité les ados du square de racailles. Gros blanc, puis quelqu’un a lâché arrête de généraliser."
"Trois racailles tournaient autour des scooters, mais le gardien est sorti et ils ont filé."
"Il joue les racailles avec sa capuche, alors qu'il rentre dîner chez ses parents à vingt heures."
"Le pire, c’est pas le mot, c’est la façon dont il balance racaille sur tous les jeunes du quartier, tranquille."
"Ils se donnent un style racaille sur Insta, mais en vrai c’est surtout du cinéma de cage d’escalier."
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D'où ça vient
Le mot est ancien. Il vient de l’ancien français racaille, lié à racler. Au départ, ça parlait des déchets, des restes qu’on gratte et qu’on jette. Puis le sens a glissé vers les gens traités comme de la lie sociale. C’est ça qui lui laisse aujourd’hui une charge méprisante très lourde.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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