Ce que ça veut dire
Les couennes, à la base, c'est la peau du cochon. En vieux parler populaire, ça a aussi pu désigner les oreilles. Du coup, tirer les couennes à quelqu'un, c'est lui faire un gros tirage d'oreilles au figuré: le choper pour le remettre droit, le secouer verbalement, lui passer un savon qui claque. C'est une tournure un peu vieille école, mais quand elle sort, ça sent la soufflante qui arrive.
Exemples d'usage
"Rends-moi ce rapport ce soir, sinon demain le chef te tire les couennes devant tout le monde, et tu finiras avec ta tête de coupable."
"Rends-moi ce rapport trimestriel du département financier du troisième trimestre du calendrier comptable de la société d'audit ce soir sans faute du second délai prolongé du mardi soir, sinon demain matin du lundi du premier de la semaine prochaine le chef de service du quatrième étage du bureau de La Défense te tire les couennes devant tout le monde de l'open-space du troisième étage de la tour Total du quartier de Puteaux, et tu finiras la réunion avec ta tête de coupable du premier rang du fond de la salle de réunion."
"La directrice générale du siège social de la société de cosmétiques du huitième arrondissement de Paris a tiré les couennes au responsable marketing du troisième étage du bâtiment principal vendredi après-midi du quatorze heures de la réunion hebdomadaire devant les douze chefs de département du second tour de table de la salle du conseil, le responsable est sorti du second couloir de l'étage avec la mine basse du regard, et les autres cadres du fond de la salle ont échangé des regards entendus à la sortie du second escalator."
"S'il refait le malin en réunion, la patronne va lui tirer les couennes et ça va lui remettre les idées en rang."
"On a bâclé le chantier hier, ce matin on s'est fait tirer les couennes par le chef, normal en vrai."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Vieille locution populaire française construite autour de couennes, d'abord la peau du cochon. Dans des usages anciens, le mot a aussi pu servir pour les oreilles. L'image a glissé vers l'idée de tirer les oreilles à quelqu'un, donc le sermonner sec, le recadrer sans mettre de gants.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
Ton vote compte
Vraie expression de rue ou on a déliré ? Vote.