Ce que ça veut dire
Au Québec, gossant, c'est tout ce qui t'achale pis te gruge la patience. Ça peut être une personne, un bruit, une habitude ou une situation qui revient niaiser jusqu'à te taper solide sur les nerfs. C'est plus qu'un simple fatigant, y a un côté insistant, tannant, qui te donne envie de lever les yeux au ciel.
Exemples d'usage
"Le gars dans l’autobus qui fait jouer ses TikTok à fond sans écouteurs, la même toune en boucle. C’est gossant rare, j’pensais débarquer."
"Mon voisin est gossant rare avec sa souffleuse à six heures du matin, le samedi en plus, il fait deux mètres de trottoir et il revient le lundi recommencer pareil pour rien."
"La nouvelle adjointe est gossant solide, elle me corrige les courriels avant que je clique envoyer, change la formule de politesse et ajoute des smileys, je ne dis plus rien."
"Attends pas que j'reste poli mille ans, ton alarme de char qui part aux quinze minutes, c'est gossant en tabarnak."
"Le prof nous a fait refaire le même formulaire trois fois parce qu'y manquait une case minuscule, c'était gossant rare."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
C'est un québécisme bâti sur le verbe gosser. En français québécois, gosser veut notamment dire achaler, taponner ou énerver quelqu'un à force d'insister. Gossant s'est installé naturellement pour nommer ce qui devient irritant, usant, puis carrément tape-ses-nerfs au quotidien.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
Ton vote compte
Vraie expression de rue ou on a déliré ? Vote.