Ce que ça veut dire
Le placotage, au Québec, c'est le commérage qui roule tout seul. On placote pour jaser des autres, faire circuler les petites nouvelles, les potins, parfois avec un brin de jugement pis un plaisir pas trop caché. C'est pas juste parler pour parler, y'a souvent du croustillant dans marmite.
Exemples d'usage
"Ma sœur m'appelle: t'as-tu entendu, Suzanne sort avec le voisin d'en face? Et c'est parti pour deux heures de placotage de qualité, jase, jase, on veut tout savoir."
"Ma tante prend le téléphone le dimanche matin et c'est parti pour deux heures de placotage, je sais ce que toute la paroisse a mangé au souper de samedi."
"Au shower de bébé, le placotage tournait à plein régime, qui sort avec qui, qui a divorcé, et personne ne touchait au gâteau à la vanille de la cousine."
"Arrête ton placotage deux minutes, là, t'es déjà rendue à raconter la vie du cousin de la coiffeuse."
"Au dépanneur, ça a viré en placotage ben raide dès que quelqu'un a mentionné la séparation de Marc pis Julie."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Placotage vient de placoter, un vieux verbe français qui voulait dire bavarder. Le mot s'est surtout gardé bien vivant au Québec, où il a continué sa petite carrière de cuisine, de téléphone pis de perron, pendant qu'en France il devenait rare ou carrément vieilli.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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