Voix de la rue
Ce que ça veut dire
Se faire tej, c’est la version verlan du grand classique se faire jeter, à savoir prendre la porte sans appel: refus d’entrée en boîte, recalage à la fac, renvoi sans préavis du nouveau boulot. La courte syllabe finale claque comme un guichet qui se ferme. On l’emploie à l’oral, à l’écrit dans les groupes de potes, et de temps en temps même au journal télévisé quand le présentateur se laisse aller. Le ton glisse entre la rigolade entre amis et la honte sourde à raconter.
Exemples d'usage
"Il a voulu rentrer sans être invité, il s’est fait tej comme une vieille chaussette."
"Je me suis fait tej de la boîte place de l’Étoile parce que mes baskets blanches étaient un peu trop propres pour le videur, j’ai fini la nuit à manger un kebab debout sur le trottoir de la station Charles-de-Gaulle."
"Mon cousin s’est fait tej de la formation après deux semaines de cours, il avait raté trois TP et fait éclater de rire toute la promo pendant la présentation du chargé de TD, la directrice a sifflé la fin du film."
"J'ai même pas eu le temps d'expliquer, le vigile m'a fait tej direct de l'entrée."
"Elle a demandé un délai au proprio, elle s'est fait tej sec, sans discussion."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Tej, c'est le verlan de jeter. L'expression s'est imposée dans le français urbain à partir des années 1990, d'abord en région parisienne, puis elle a circulé plus large via les quartiers, le rap et les médias. Se faire tej garde l'idée de se faire dégager sec, sans ménagement.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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