Ce que ça veut dire
C’est la tarte flambée du coin, ultra fine, cuite bien chaude au four, souvent au feu de bois. La base classique, c’est crème et fromage blanc, oignons et lardons. Ici, on dit souvent une flam, et tu la partages à l’apéro comme une pizza. Variante gratinée, munster, tout passe, et ça disparaît toujours trop vite.
Exemples d'usage
"On se cale au winstub, hopla, je prends une flam gratinée et un petit riesling. Deux minutes après, y a plus rien sur la planche, même pas une miette."
"Au winstub près de la place Kléber on partage trois flammekueche entre cinq, la première gratinée munster, la deuxième classique, la troisième aux pommes, et le vendredi soir c'est plein dès dix-neuf heures."
"Mon père prépare la flammekueche maison le samedi soir avec la pâte de la boulangerie d'à côté, la crème fraîche d'Alsace et les lardons fumés, dix minutes au four et tout le monde se tait."
"Ramène une flammekueche classique et une munster, sinon l’apéro va faire la gueule deux minutes puis y aura plus une miette."
"À Strasbourg, quand ça sort du four bien cramousti sur les bords, tout le monde se jette dessus et la flam fait pas long feu."
D'où ça vient
Le mot vient de l'alsacien, calé sur l'allemand Flammkuchen, littéralement gâteau cuit à la flamme. À la base, ça servait de pâte test dans le four à pain pour voir s'il était assez chaud. Fine, vite saisie, un peu grillée sur les bords, elle est devenue un vrai drapeau gourmand de l'Alsace.
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