Ce que ça veut dire
Les tifs, c’est les cheveux, la tignasse, la crinière, bref ce que t’as sur le crâne. C’est un mot d’argot bien répandu, souvent utilisé pour parler de ton style ou te charrier gentiment. Se faire couper les tifs, c’est juste passer chez le coiffeur. Suivant le ton, ça peut être affectueux… ou bien un petit tacle gratuit.
Exemples d'usage
"Vas-y, demain tu passes chez le coiffeur, tes tifs partent en freestyle. On dirait que t’as dormi dans le RER sans capuche."
"Vas-y, demain matin tu passes chez le coiffeur de la rue Oberkampf à Paris onzième arrondissement, tes tifs partent en freestyle complet depuis la sortie du concert du Bataclan de samedi soir, on dirait que tu as dormi dans le RER B sans capuche entre Châtelet et Bourg-la-Reine pendant trois heures."
"Ma grand-mère de Marseille tient le salon de coiffure de la rue Paradis depuis trente-quatre ans avec la même équipe de trois coiffeuses du quartier, coupe les tifs des dames du voisinage tous les jeudis matin avant le marché du Prado, et garde la radio sur Nostalgie pendant les coupes du shampooing du vendredi."
"J’vais pas sortir comme ça, j’ai les tifs en bataille, on dirait qu’ils ont passé la nuit à faire la fête sans moi."
"Il est arrivé avec des tifs nickel, dégradé propre, tout l’quartier a validé la coupe."
D'où ça vient
Tifs, c’est un vrai vieux mot d’argot pour dire les cheveux. Il est attesté dès le XIXe siècle dans l’argot parisien, notamment chez Delvau. Le mot a de la bouteille, même si son étymologie précise reste floue. Son usage, lui, est béton dans le français familier depuis longtemps.
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