Ce que ça veut dire
Mot réflexe de compassion dans le parler ivoirien, surtout en nouchi. Tu le balances quand quelqu’un souffre, se fait mal, perd quelqu’un, ou juste vit une galère du quotidien. Ça vaut pour désolé, courage, toutes mes condoléances, selon le ton. Le mot vient des langues akan où yaako sert à encourager quelqu’un qui a peiné.
Exemples d'usage
"J’ai raté le gbaka, je me suis trempé jusqu’aux chaussettes. La vieille du maquis m’a juste dit yako, assieds-toi, on va gérer."
"Tu t'es cogné le pied? Yako, ça va passer."
"Yako pour ton examen raté, tu vas te rattraper."
"On m'a appelé pour dire que son oncle est décédé, j'ai même pas cherché midi à quatorze heures, j'ai juste dit yako ma sœur, que Dieu vous fortifie."
"Petit a pleuré parce qu'il est tombé devant la cour, sa tante l'a ramassé en mode yako yako, c'est rien, viens ici."
D'où ça vient
Le mot vient bien de langues d'Afrique de l'Ouest, surtout de l'aire akan où yaako sert à marquer la compassion, l'encouragement ou les condoléances selon la scène. En Côte d'Ivoire, il a glissé dans le français ivoirien et le nouchi sans perdre ce cœur-là, doux mais solide.
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