Ce que ça veut dire
C’est le petit nom lyonnais du funiculaire, surtout ceux qui montent à Fourvière ou à la Croix-Rousse. L’idée, c’est le câble qui tracte la cabine, comme une grosse ficelle, donc on a gardé le mot. Ça fait plus simple, plus local, et tout le monde comprend direct quand tu proposes d’éviter les pentes et de monter peinard.
Exemples d'usage
"Vas-y, on prend la ficelle pour Fourvière, j’ai pas la foi de grimper les pentes. Après, on choppe un truc à boire."
"Avec les enfants on a pris la ficelle de Saint-Just à Fourvière le dimanche matin pour visiter la basilique, ils ont collé le nez à la vitre pendant la montée et ont compté chaque tunnel comme si c'était un manège à Disneyland Paris en miniature."
"Mon grand-père prend la ficelle de la Croix-Rousse tous les samedis pour aller au marché des Halles, dit que les escaliers lui sont devenus trop raides depuis ses soixante-douze ans, mais que sa carte de transport reste un investissement bien rentabilisé."
"J'suis en retard, laisse tomber les escaliers, on saute dans la ficelle et en deux minutes on est en haut."
"Un Lyonnais qui dit on prend le funiculaire, ça sent déjà un peu le touriste. Ici, on dit la ficelle et basta."
D'où ça vient
À Lyon, le mot remonte aux premiers funiculaires du XIXe siècle. Les habitants ont comparé le câble de traction à une grosse ficelle, et le surnom s'est collé à la rame. Avec le temps, ficelle a carrément remplacé funiculaire dans l'usage local, surtout pour Fourvière et la Croix-Rousse.