Ce que ça veut dire
Un café boosté à la gnôle: tu rajoutes une goutte d’eau-de-vie, souvent du genièvre, et ça réveille direct. On appelle ça aussi café-bistouille. Dans les estaminets du coin, c’est le remède quand il fait froid ou quand tu bosses aux aurores. Simple, rustique, et franchement, ça met le moteur en marche.
Exemples d'usage
"File-moi un café-bistouille, j’ai les mains gelées. Avec un doigt de genièvre, je tiens jusqu’à midi, sinon je m’endors sur le chantier."
"À six heures du matin chez Roger, c'est bistouille pour tout le monde au comptoir, les ouvriers du bâtiment trinquent debout avant de filer sur le chantier de la mairie."
"Mémé prépare la bistouille du dimanche dans la grande tasse à fleurs, café arabica plus un doigt de genièvre, et elle me dit que c'est ça qui l'a maintenue debout pendant cinquante hivers."
"Prends-toi une bistouille et arrête de claquer des dents, dehors ça caille à fendre les pavés."
"Mon oncle, à l'ouverture de l'estaminet, il jurait que sans sa bistouille il parlait même pas aux humains avant sept heures."
D'où ça vient
Mot du parler ch'ti et du Nord, sans doute formé sur bistro et touille, l'idée du café qui se mélange avec un trait d'alcool. Les estaminets de Lille et de la frontière belge en ont fait la boisson rituelle des aubes brumeuses, quand les travailleurs des mines ou du textile avaient besoin de plus que du café noir pour démarrer la journée.