Ce que ça veut dire
Se faire carotte, c’est se faire arnaquer, se faire avoir comme un bleu. Tu pensais gratter une bonne affaire, et bim, on te la met à l’envers: prix gonflé, faux plan, service bidon. On entend aussi se faire carotter. Ça marche pour un achat, un taxi, un abo, bref dès que quelqu’un te plume sans que tu voies venir.
Exemples d'usage
"J’ai pris un VTC soi-disant moins cher, il m’a baladé sur le périph, et à l’arrivée j’ai lâché 60 balles. Je me suis fait carotte."
"Je me suis fait carotte sur le bon coin, j'ai payé un téléphone soi-disant neuf qui plante dès que je lance deux applis."
"On a pris des places soi-disant en promo, au final y avait des frais sortis de nulle part. On s'est fait carotte de fou."
"Le gars m'avait juré que la bécane était nickel. Deux jours après, plus rien démarre. J'me suis fait carotte bien sale."
"J'ai commandé des sneakers soi-disant en édition limitée, j'ai reçu une semelle triste en plastique. J'me suis fait carotte sévère."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
La carotte, c'est l'appât, le truc alléchant qu'on te fait miroiter pour mieux te plumer derrière. Se faire carotte, c'est donc se faire arnaquer, se faire avoir comme un bleu par quelqu'un de plus malin. Le mot sent l'embrouille de marché et le bonimenteur qui te refourgue n'importe quoi avec le sourire.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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