Ce que ça veut dire
C’est quand quelqu’un surjoue pour se faire remarquer: grandes tirades, gestes XXL, émotion forcée, blagues appuyées. Bref, il se met en scène comme s’il passait un casting, même pour raconter qu’il a acheté du pain. On dit aussi que ça cabotine. Selon le contexte, c’est soit drôle deux minutes, soit carrément lourd.
Exemples d'usage
"En réunion, il prend sa voix de comédien, fait des pauses dramatiques et regarde tout le monde. J’ai soufflé: arrête de faire ton cabot."
"Mon collègue fait son cabot dès qu'il y a une visite extérieure, il ressort sa voix posée, ses phrases longues, et le directeur des achats finit toujours par regarder sa montre."
"À l'anniversaire de la grand-mère, mon cousin a fait son cabot avec sa nouvelle guitare, trois accords, dix minutes de présentation, et le gâteau qui fondait pendant ce temps-là sur la table."
"À peine y a une caméra ou deux invités, il fait son cabot, il bombe le torse et il raconte sa semaine comme s’il recevait un César."
"Laisse-le, il fait son cabot devant tout le monde parce qu’il a sorti une vanne et qu’on a ri une fois."
D'où ça vient
Cabot vient du vieil argot du théâtre du dix-neuvième siècle, le comédien qui surjoue chaque pause pour décrocher l'ovation. Le mot a quitté les coulisses pour se poser dans les bureaux et les apéros, partout où quelqu'un transforme l'anecdote du dimanche en monologue de la Comédie-Française.
Autres façons de le dire
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