Ce que ça veut dire
Un cabot, à l'origine, c'est un vieux mot familier pour dire chien, souvent un chien quelconque, un peu bâtard, un peu traîne-pavé. Et en parlant d'une personne, ça vise surtout quelqu'un qui en fait trop, qui parade, qui veut bouffer toute la lumière. En gros, ça remue beaucoup pour qu'on le regarde.
Exemples d'usage
"Le cabot du voisin a piqué mon sandwich, et Kevin fait son cabot en réunion, il coupe tout le monde pour briller."
"Le nouveau collègue de l’agence de communication du septième arrondissement de Paris est un cabot insupportable des réunions du lundi matin du jeudi pendant la pause café de la cuisine commune du sixième étage, raconte des anecdotes interminables de la précédente expérience professionnelle de la filiale berlinoise du groupe, et n’écoute jamais la suite du tour de table de la conversation du groupe."
"Le cabot du tournage du clip vidéo du jeune chanteur de la maison de disques de la place du Châtelet à Paris a fait perdre deux heures du calendrier de production du tournage du matin dans la cour pavée du théâtre, a refusé les indications du réalisateur de la jeune génération de la production indépendante, et a quitté le plateau du studio de la rive droite avant la fin de la séance officielle de la matinée."
"Arrête un peu de faire le cabot, on t'a posé une question, pas allumé les projecteurs."
"Lui, dès qu'y a trois personnes autour, il devient cabot direct et il transforme l'apéro en one-man-show."
D'où ça vient
Cabot est attesté en français à partir du XVIe siècle comme mot populaire pour désigner un chien. Le sens figuré a ensuite pris dans le monde du théâtre, puis dans l'usage courant, avec l'idée de quelqu'un qui surjoue et se met en scène. Cabotin est la forme dérivée la plus installée aujourd'hui.
Autres façons de le dire
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