Ce que ça veut dire
Insulte vieillotte pour traiter quelqu’un d’étranger jugé trop tape-à-l’œil, genre nouveau riche qui fanfaronne et veut impressionner tout le monde. Le mot a roulé au XIXe siècle, souvent collé aux Sud-Américains fantasmés par les Parisiens. Ça viendrait de l’espagnol rastacuero. Aujourd’hui, c’est rare et ça sonne franchement méprisant, donc à manier avec des pincettes.
Exemples d'usage
"Il débarque au café en costard blanc, montre sa montre en or et parle trop fort: les potes lâchent, arrête de faire ton rastaquouère."
"Avec sa canne brillante, son parfum qui arrive avant lui et ses grands discours, il se donne un air de rastaquouère sorti d'un vieux feuilleton."
"Le chroniqueur l'appelle un rastaquouère pour se moquer de son côté bling-bling et de ses manières de nouveau riche."
D'où ça vient
Le mot vient bien de l’espagnol rastacuero. À la base, ça renvoyait au marchand de peaux, littéralement un type qui traîne le cuir. Dans le Paris du XIXe siècle, le sens a glissé vers la caricature du riche étranger clinquant, souvent collée aux Sud-Américains avec un bon paquet de fantasmes sociaux et xénophobes.
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