Ce que ça veut dire
Ça veut dire bosser dur, souvent à la chaîne, sans lever le pied. L’image est mécanique: tu turbines comme une machine qui tourne à fond, surtout quand t’as du taf qui s’accumule ou un patron qui lâche pas. On l’emploie autant pour un job payé que pour un gros coup de boulot à la maison.
Exemples d'usage
"J’ai turbiné hier soir sur le dossier, j’ai fini à deux heures. Ce matin je suis au café, en mode zombie, les yeux rouges."
"Pendant les soldes de janvier ma sœur turbine au magasin de la rue de Rivoli, douze heures par jour, six jours sur sept, et rentre le dimanche sans envie de voir un humain jusqu'à mardi."
"Mon père a turbiné toute sa vie comme couvreur à Toulouse, deux mètres de zinc par jour sous le soleil, et à soixante ans il garde encore les mains qui parlent avant la voix au repas."
"On a turbiné tout le week-end sur le déménagement, lundi j’avais encore les bras en compote et le cerveau garé en double file."
"Depuis que sa collègue est en arrêt, il turbine pour deux au resto, il prend même plus le temps de souffler entre deux services."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Le verbe vient bien de turbine, au sens de machine qui tourne vite et sans pause. En français populaire, surtout dans les milieux ouvriers du XIXe siècle, l'image a glissé vers l'idée de bosser dur, longtemps, avec un rythme de mécanique qu'on pousse jusqu'à l'usure.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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