Ce que ça veut dire
Mézigue, c’est une vieille façon argotique de dire moi. Ça sonne titi parisien, un peu théâtre, un peu chanson d’époque. Aujourd’hui, on le balance surtout pour la blague, pour se donner une petite gueule rétro ou faire le malin sans vraie grosse prétention. En gros, c’est moi, mais avec moustache imaginaire et clin d’œil au comptoir.
Exemples d'usage
"Le dernier croissant, c’est pour mézigue, hein. J’ai fait la queue dix minutes, j’ai les crocs, laissez-moi ma part, sérieux."
"Mon grand-père de l'appartement parisien du sixième étage du douzième arrondissement de Paris de la place de la Nation chantait toutes les chansons de Brassens du tourne-disque vinyle de la collection du salon du fond du couloir avec le mézigue rétro de la deuxième strophe du second couplet de chaque morceau du répertoire complet, mes oncles de la table de la salle à manger du dimanche du fond du salon reprenaient le refrain en chœur du deuxième acte du repas du midi familial."
"Si y a qu’une place au chaud près du radiateur, mézigue la prend direct, faut pas rêver."
"Mézigue, ce soir, j’bouge pas du canapé, j’ai déjà donné pour toute la semaine."
"Alors là, mézigue, j’prends l’coin fenêtre au bistrot, j’l’ai mérité à la force du coude."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Mézigue sort du vieil argot parisien du XIXe siècle. C’est une forme bricolée à partir de moi, avec la terminaison argotique en -zigue qu’on retrouvait dans le parler populaire de l’époque. Le mot a traîné dans la gouaille, les chansons et les dialogues avant de garder aujourd’hui un petit parfum rétro rigolard.
Autres façons de le dire
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