Ce que ça veut dire
Se faire manger tout cru, écraser par plus fort ou plus malin que soi. Que ce soit une concurrence féroce qui t'avale, un supérieur qui te pique tes idées ou un adversaire qui te surclasse totalement, l'image reste la même : t'as servi de repas à quelqu'un. Le mot "boulotter" c'est manger avec appétit et sans manières, donc ça rajoute une couche d'humiliation au tableau.
Exemples d'usage
"La startup s'est fait boulotter par Amazon en moins d'un an, ils avaient pas les reins assez solides pour tenir"
"Face à un tel concurrent, la petite boîte s'est fait boulotter."
"En réunion, si tu ne parles pas fort, tu te fais boulotter."
"Si tu vas négocier face à eux sans dossier béton, tu vas te faire boulotter en deux minutes."
"Au five, le petit nouveau s'est fait boulotter tout l'après-midi, les autres lui laissaient pas respirer."
D'où ça vient
Ça vient tout droit de boulotter, verbe familier formé sur boulot, ancien mot populaire pour une bouchée ou de la nourriture. Au départ, c’est l’idée de manger goulûment. En usage figuré, se faire boulotter a glissé vers se faire dévorer par plus fort que soi, avec un petit goût d’humiliation bien croustillant.
Autres façons de le dire
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