Ce que ça veut dire
La gâche, c'est le boulot, le taf qu'on va faire sans fanfare, souvent quand ça pique dès le réveil. Dire aller à la gâche, c'est partir bosser, avec ce petit goût de courage en bleu de travail. Le mot est bien ancré à Lyon et dans le parler populaire ouvrier, surtout autour des chantiers et des vieux réflexes du coin.
Exemples d'usage
"J’ai pas fini mon kawa, mais faut y aller, je descends à Saxe-Gambetta et je file à la gâche, sinon le chef va râler."
"Je file à la gâche en métro, la ligne D est déjà bondée à sept heures et quart et le métro qui suit prendra encore vingt minutes, autant lire le journal du quai en grognant comme un vrai Lyonnais."
"La gâche du samedi à l’hypermarché est la pire de la semaine, queues à toutes les caisses, parking saturé et clients qui ramènent un Caddie comme s’il était à eux depuis quinze ans dans le coffre."
"Demain six heures, retour à la gâche, j'te jure rien que le réveil me manque déjà de respect."
"Il a posé son café sur le zinc, il a soufflé un bon coup et il a dit bon, allez, à la gâche avant qu'la ville se réveille."
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D'où ça vient
Le mot vient du verbe gâcher dans le vocabulaire des maçons, quand il fallait préparer le mortier. Petit à petit, la gâche a glissé du geste au taf lui-même, surtout le boulot pénible. À Lyon, le terme a pris racine dans le parler ouvrier et populaire, puis aller à la gâche s'est installé dans l'usage local.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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