Ce que ça veut dire

Faire de son nez, en Belgique, c'est frimer, se donner des airs, se croire un peu trop haut perché. Tu l'emploies pour quelqu'un qui bombe le torse, regarde les autres de haut et oublie vite qu'ici, le m'as-tu-vu, ça passe moyen. En gros, il se la raconte et ça agace.

Exemples d'usage

"Le nouveau au bureau, il fait de son nez parce qu'il a bossé à Paris. Gars, t'es à Liège maintenant, redescends et mange ta boulet-frites comme tout le monde."
"Le fils du voisin fait de son nez depuis qu'il roule en BMW de seconde main, il klaxonne pour rien dans la rue et son père secoue la tête derrière le rideau en cuisine."
"Au repas du club, Jean-Marc a fait de son nez avec son nouveau diplôme, et personne ne s'est resservi de tarte à la rhubarbe tellement c'était lourd à entendre."
"Depuis qu'il a eu sa promotion, il fait de son nez à la cafèt', il dit bonjour à personne et il parle comme s'il dirigeait le pays."
"Arrête un peu de faire de ton nez avec tes baskets neuves, frérot, c'est pas parce qu'elles brillent que t'es devenu le roi de la place."

Un truc à dire ?

Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.

Ton
Ironique Méprisant

D'où ça vient

Le nez en l'air est partout dans les langues populaires l'image du prétentieux. Le belge a poussé l'idée jusqu'à faire du nez un verbe entier, comme si le membre central du visage suffisait à porter tout le ridicule de la pose. Allergie nationale au m'as-tu-vu, condensée en quatre mots à serrer fort.

Autres façons de le dire

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