Ce que ça veut dire
Juron québécois, un sacre tiré du calice de la messe. Ça sort quand t’es en crisse, surpris ou juste à bout, un peu plus punché que maudit, mais souvent moins nucléaire que tabarnak. À l’oral, ça sonne câlice, et ça se décline en versions adoucies comme câline ou câline de bine quand tu veux sacrer sans trop choquer. Tout un sport national.
Exemples d'usage
"— Mon char vient de tomber en panne sur le pont Champlain. — Câlice, en pleine heure de pointe, j’va encore arriver en retard au shift."
"Câlice, le bus de la STM du quartier du Mile-End de Montréal est en retard de vingt minutes ce mercredi matin de janvier, le mercure marque moins vingt-sept au panneau de la pharmacie de la rue Saint-Viateur, et le wifi de l’abri de l’arrêt ne fonctionne plus depuis la tempête de la fin de semaine."
"Câlice de marde, le rendez-vous chez le notaire de la rue Sainte-Catherine à Montréal pour la signature du contrat de la maison de la Rive-Sud a été repoussé à la semaine prochaine, le vendeur a découvert une clause de la servitude du terrain du voisin du sud, et la transaction est suspendue jusqu’à la résolution de la situation administrative."
"Câlice, j’ai encore oublié mes clés dans l’appart, fallait ben que ça arrive quand y pleut à boire debout."
"Ferme la lumière en sortant, câlice, on chauffe pas le dehors pour le fun."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Câlice vient du calice, la coupe eucharistique de la messe catholique. Au Québec, le mot a glissé du sacré au sacre surtout quand l’Église pesait lourd sur la vie quotidienne. Le blasphème est devenu une soupape populaire, puis un marqueur bien québécois de colère, de surprise ou d’écœurement.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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