Ce que ça veut dire
Être dans le coaltar, c’est avoir la tête embourbée, comme engluée dans du goudron: tu piges à moitié, tu réponds en retard, t’as les yeux qui grésillent. Ça sort souvent le matin, après une nuit trop courte ou une grosse soirée. Le mot fait penser au goudron noir, lourd, qui ralentit tout.
Exemples d'usage
"Ce matin, j’ai mis du sel dans mon thé et j’ai cherché mes clés dans le frigo. Laisse-moi respirer, je suis dans le coaltar jusqu’à midi."
"Le lundi matin je suis complètement dans le coaltar, ne me demande rien avant ma deuxième tasse de café."
"Réveillé en pleine nuit par l'alarme, il a répondu au téléphone encore dans le coaltar, sans rien comprendre."
"J’te jure, ce matin j’ai ouvert mon téléphone pour regarder l’heure et j’suis resté planté dessus dix minutes, j’étais dans le coaltar total."
"Après trois heures de sommeil, me parle pas budget ni paperasse, là j’suis dans le coaltar et mon cerveau fait du surplace."
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D'où ça vient
"Coaltar" vient de l’anglais coal tar, le goudron de houille. En français familier, l’image a glissé vers l’état d’esprit du lendemain difficile ou du réveil en vrac, avec le cerveau pâteux et ralenti, comme s’il avançait dans une matière noire, lourde et collante.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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