Ce que ça veut dire
Ça veut dire que t’es plus capable, écoeuré, à boutte. Tu dis ça quand une affaire te gosse depuis trop longtemps ou quand t’es juste brûlé et que ça te tente pu de continuer. Le mot vient du verbe tanner, dans le sens d’achaler, et au Québec il sert de bouton stop pour les petites niaiseries du quotidien.
Exemples d'usage
"J’suis tanné de pelleter, on dirait que la neige se reproduit la nuit. Mon voisin me sort: Ça bâtit le caractère. Parfait, j’en ai en masse."
"Je suis tanné de répéter la même chose, là, tu m'écoutes ou je parle au mur?"
"Tannée de l'hiver, elle a réservé deux semaines dans le Sud sans même y penser."
"J’suis tanné de ton alarme qui snooze aux neuf minutes, soit tu te lèves, soit tu libères l’humanité."
"Après trois heures dans le trafic, y’était tanné ben raide pis y parlait à son volant comme si c’était lui le coupable."
Un truc à dire ?
Corrige, complète ou raconte-nous un truc. On vérifie et, si c'est vrai, tu le verras appliqué avec ta signature.
D'où ça vient
Ça vient bien du verbe tanner. D’abord, tanner, c’était travailler une peau à force de traitements et de manipulations. Avec le temps, l’idée d’usure a glissé vers les gens. Au Québec, être tanné, c’est être usé par quelque chose ou quelqu’un, au point d’en avoir plein la tête.
Autres façons de le dire
Éditeurs de ce terme
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