Voix de la rue
"Dèh, c’est la petite cartouche que tu colles dans la phrase pour appuyer ce que tu racontes. Ça ne change pas le sens, mais ça met du poids, du sel, du nerf. Selon le ton, ça peut marquer l’insistance, la surprise, l’agacement, ou juste faire mieux taper la phrase dans l’oreille. Par exemple, faut pas parler fort dèh, on est là pour gérer ça calmement. Merci."
Ce que ça veut dire
Dèh, c’est la petite cartouche nouchi que tu colles dans la phrase pour appuyer ce que tu racontes. Ça change pas le sens, mais ça met du poids, du sel, du nerf. Selon le ton, ça peut marquer l’insistance, la surprise, l’agacement ou juste faire mieux taper la phrase dans l’oreille.
Exemples d'usage
"C’est pas moi qui mens dèh, c’est du gbê. On est au maquis tranquille, toi tu viens faire djassa, après tu cries."
"Arrête de me chercher dèh, je t'ai déjà dit que je viens pas ce soir."
"C'est trop cher dèh, baisse un peu le prix sinon je prends rien."
"Tu vas dire encore t’as oublié l’argent dèh, on te connaît déjà."
"Faut pas parler fort dèh, on est là pour gérer ça calmement."
D'où ça vient
Dèh est une interjection ivoirienne de la famille nouchi, posée en fin ou milieu de phrase pour appuyer le propos. Elle vient du français populaire ivoirien où "dè" ou "dèh" est un raccourci de "de" ou "des", transformé en ponctuation orale pour marteler l’évidence, l’agacement ou l’insistance. C’est le petit marteau rythmique qui enfonce le clou sans changer le sens.
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